Actualités

Portrait de Julie CAMPAGNA, Infirmière à l'HPEL

le 28/01/2026

A l'occasion de la journée mondiale du sport féminin, Julie Campagna, Infirmière à l'HPEL, partage sa passion pour la course à pied, son parcours et ce que le sport lui apporte au quotidien. Elle revient notamment sur sa participation à la mythique SaintéLyon et les enseignements qu'elle en tire.

Depuis combien de temps travaillez-vous à l’Hôpital privé de l’Est Lyonnais et quel poste occupez-vous ?

Mon premier poste en tant qu'infirmière a été à l’HPEL et cela va faire presque 5 ans que j’y suis. J'ai commencé à travailler sur le pool, c’est-à-dire dans tous les services, pendant environ deux ans. Ensuite, j’ai occupé un poste en médecine pendant un an, puis j’ai travaillé quelques mois au bloc opératoire. Depuis avril, j’occupe une nouvelle fonction. Je travaille désormais à 50 % sur le pool, et à 50 % sur la coordination de l’hôpital de jour, plus particulièrement dans le programme d’HDJ gériatrique.

Comment vous êtes-vous lancée dans la pratique de la course à pied ?

J'ai commencé la course il y a à peu près 3 ans en emménageant à Lyon. C’est une ville qui se prête beaucoup à la course à pied, avec ses quais, le parc de la Tête d’Or, Fourvière…

Au début je m'étais fixée l’objectif de réaliser un semi-marathon. J'avais donc commencé une petite préparation sans trop de pression et en fonction de mes disponibilités.

En 2024, j‘ai couru la SaintExpress, c’est un format de 46 km, au départ de Sainte-Catherine jusqu'à Lyon.

Depuis, je me fixe régulièrement de nouveaux défis sportifs. 

En quoi la pratique de la course à pied vous aide-t-elle à mieux gérer l’effort et la pression, aussi bien au travail que dans votre vie personnelle ?

La course à pied m’a permis de gagner en confiance, aussi bien dans ma pratique sportive que dans ma vie quotidienne. Au début, on commence à courir en se fixant des objectifs de quelques kilomètres. Par la suite, notre corps dépasse finalement ces kilomètres et on remarque qu’on est capable de faire plus. Parallèlement, on se rend compte que dans les épreuves de la vie, tout revient finalement à une histoire de challenges et de défis.

En une semaine il peut m’arriver de changer quatre fois de service. Il ne sert à rien de penser aux missions du lendemain, mais il faut plutôt se focaliser sur l’effort du jour. Dans le sport, c’est pareil : il ne faut pas penser à l’après, mais se concentrer sur le présent.

La course à pied m’a permis d’augmenter ma persévérance et me procure un bien-être physique et mental. Après une journée un peu éprouvante ou même sur un temps de repos, la motivation peut être dure à trouver pour aller courir - mais finalement une fois la course terminée, on est toujours content de soi.

Il faut tout de même veiller à ne pas être trop exigeant avec soi-même. Il est important d’être indulgent avec son corps et se dire qu’on ne peut pas être toujours performant. Ce n’est pas grave, le tout c'est de ne pas lâcher.

L’essentiel est d’avancer à son rythme et de ne pas se comparer. Nous avons tous des conditions différentes, nous portons des prédispositions, ce qui importe c’est de se concentrer sur sa propre progression.

Quelle a été votre dernière prouesse sportive ?

Il s’agit de la course de la SaintéLyon qui s’est déroulée dans la nuit du 29 au 30 novembre 2025. Le parcours était de 80 km avec 2 200 mètres de dénivelés positifs. Comme son nom l’indique, le départ se fait à Saint-Étienne et l’arrivée est à Lyon.

Je connaissais cette course depuis des années mais à l'époque il me semblait impensable d'y participer.

Je suis contente d’être allée au bout de l'effort. J’ai fini ma course en 10h13, alors que je m’étais fixée un objectif entre 11 heures et 12 heures 30, ce qui m’a permis de me classer autour de la 2 020ème place au classement général.

Les femmes sont moins nombreuses sur ce type d’évènement mais elles sont tout aussi capables d’y participer et de se dépasser pour terminer la course. C'était une très belle expérience dont je ressors avec un vrai sentiment d’accomplissement. 

Votre pratique de la course à pied a-t-elle suscité une dynamique collective ou inspiré d’autres professionnelles autour de vous ?

Quand je travaillais dans le service de médecine, il y avait déjà une aide-soignante qui courait, et nous échangions toutes les deux à ce sujet. Par la suite, ça a donné envie à une autre infirmière, ainsi qu’à une aide-soignante qui n’était pas du tout sportive, de s’y mettre. Après le travail, certaines allaient même courir ensemble.

Durant ma course pour la SaintéLyon, des collègues suivaient ma progression à distance, et certains m’envoyaient des messages. Sur le parcours, j’ai même pu croiser et échanger avec un ami du bloc. C’est tout l’avantage de travailler dans une petite structure, les collègues peuvent parfois devenir des proches qui vous encouragent.

Ce projet, bien que personnel, a permis de renforcer, voire de créer du lien avec d’autres professionnels de l’hôpital.