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Portrait de Héloïse AKNIN, Responsable de bloc opératoire

le 28/08/2026

Cadre de bloc opératoire à l’HPEL, Héloïse Aknin revient sur l’importance de préserver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. À travers sa passion pour la natation synchronisée, elle raconte comment cette activité lui permet de déconnecter du travail, de se dépasser et de retrouver la force du collectif. Une passion qui l’a menée cette année jusqu’à la deuxième place des championnats de France avec son équipe.

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours à l’Hôpital privé de l’Est Lyonnais ?

Je suis arrivée à l’HPEL pour effectuer mon stage préprofessionnel en tant qu’infirmière, puis j’ai travaillé en service de chirurgie avant de rejoindre le bloc opératoire comme infirmière de bloc. J’ai ensuite évolué vers un poste d’adjointe, puis de cadre de bloc, que j’occupe depuis janvier 2024.

Comment parvenez-vous aujourd’hui à préserver un équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie personnelle ?

Ça n’a pas toujours été le cas. J’ai connu des périodes où je n’avais plus vraiment de vie personnelle, notamment lorsque je remplaçais les cadres de bloc en attendant qu’un nouveau soit recruté, et que je n’avais pas d’adjoint pour m’épauler.

Aujourd’hui, j’ai compris que je ne pouvais pas tout donner à mon travail. Ce qui m’a réellement aidée à retrouver un équilibre, c’est la natation synchronisée. Pour réussir à préserver ces temps pour moi, j’ai choisi d’inscrire mes entrainements dans mon agenda professionnel. Mes équipes savent également que je ne suis pas disponible certains soirs.

Une fois dans l’eau, le travail reste à la porte : je dois simplement nager, me concentrer sur ce que je fais et penser à autre chose. Parfois, lorsque je suis fatiguée, je vais à l’entrainement parce que l’équipe compte sur moi, mais au final, je me rends compte que j’y vais aussi pour moi-même. C’est un vrai moment d’évasion. Et je constate aujourd’hui que le bénéfice est supérieur à ce que je donne.

Je conseillerais vraiment à chacun de trouver une activité qui lui permet de s’évader et qui lui fait du bien. Cela peut être du sport, de la peinture… L’important est d’avoir quelque chose qui nous permet de sortir de notre bulle professionnelle. Pour moi, c’est essentiel à mon équilibre.

Pourquoi la natation synchronisée occupe-t-elle une place si importante dans votre vie ?

J’ai commencé à 8 ans et j’ai pratiqué jusqu’à mes 18 ans, en sport-études, avec jusqu’à 35 heures d’entraînement par semaine. J’ai arrêté parce que j’en avais assez de « vivre natation synchronisée ».

Puis, il y a deux ans, mes anciennes coéquipières m’ont proposé de reprendre dans une section Master. Au départ, j’hésitais beaucoup, notamment parce que les entrainements étaient loin et que la natation synchronisée faisait partie d’une page de ma vie que je pensais avoir tournée… Finalement, je suis devenue la plus assidue !

C’est un sport qui me correspond vraiment : il est à la fois sportif, artistique, musculaire et surtout collectif. J’ai retrouvé une équipe et une dynamique que je n’avais pas réussi à retrouver dans les autres activités que j’avais essayées.

Vous êtes cette année devenue vice-championne de France avec votre équipe. Que retenez-vous de cette expérience ?

C’est assez dingue ! Je ne m’y attendais pas vraiment. Nous sommes arrivées 2e sur 19 équipes, et je pense que nous avons vraiment mérité notre place. C’est seulement le lendemain de la compétition, que je me suis dit : « Quand même, tu es vice-championne de France, tu as le droit d’être fière de toi. »
Cette expérience nous a donné envie d’aller plus loin : l’année prochaine, nous participerons aux championnats du monde à Budapest !

Ce que j’aime surtout, c’est la force du collectif : chacune a son niveau et ses points forts, et tout le monde a sa place. On apprend à s’appuyer sur les forces de chacune pour avancer ensemble. C’est quelque chose que je retrouve aussi au bloc opératoire : c’est justement en s’appuyant sur les différences et les compétences de chacun qu’on arrive à former une équipe, parce qu’on a besoin de tout le monde. Et ça, c’est peut-être ce que je retiens le plus.

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